• Principes généraux de l’étiquette en Aïkido

    L'ensemble des règles d'étiquette ("Reishiki") observées dans les dojos d'Aïkido ou lors des stages, a pour but de préserver le caractère traditionnel de la discipline, de développer le sens du respect mutuel, et de préserver la sécurité physique des pratiquants.
    Chaque règle a sa raison d’être.
    Mais le Reishiki n'est pas immuable, ni surtout rigide. Chaque personne l'observe à sa façon, et certaines écoles, sous l'influence de leur professeur principal, ont pu développer des variations dans le Reishiki, voire leurs propres coutumes.
    En cas de visite rendue à un autre Dojo, il suffit de bien observer. Mais rien n'interdit de conserver son Reishiki personnel, qui doit être simple, naturel et surtout sincère.
    Les règles suivantes sont observées dans la plupart des Dojos et constituent seulement le socle élémentaire du Reishiki.
    La pratique plus large du Reishiki, indissociable de la formation en Aïkido, s'appelle Rei-Gi-Zao, et se construit non seulement au Dojo, mais également en dehors, dans tous les actes de la vie quotidienne...
    Les règles de l'étiquette

    Avant le cours...
    En entrant dans le Dojo et en le quittant, il convient de saluer brièvement par une inclinaison du buste en direction du Shinden (ou "mur haut" où se trouve le portrait du fondateur). Ce salut, debout, s'appelle : Ritsu-reï.
    En montant sur le tapis, on quitte ses sandales (Zoori) et on les range en les tournant vers l'extérieur en évitant de tourner le dos au Shinden.
    Puis, en position assise sur les talons (Seiza), on salue en direction du Kamiza ou du Shinden et on gagne discrètement sa place (côté Shimoza) en attendant le début du cours.
    A la fin du cours, il est coutumier d’aller saluer et remercier, soit debout, soit assis, tous les partenaires de travail de la séance. On quitte le tapis par une inclinaison en direction du Shinden.
    Il convient d'éviter, dans la mesure du possible compte tenu du nombre de pratiquants sur le tapis, de s'entraîner juste devant le Shinden, qui est la place du professeur, et dans tous les cas on ne doit pas s'asseoir devant en lui tournant le dos, même le cours terminé, par exemple pour plier son Hakama.
    D’une façon générale, le respect des autres et des instruments de travail s’impose : les armes doivent être rangées, prêtes à servir, le long du tapis à un emplacement que l’on n’oublie pas. Ne jamais se servir d’un vêtement ni d'armes qui ne vous appartiennent pas. Ne jamais enjamber les armes rangées le long du tapis.
    En principe, quelques minutes avant le cours, on doit être échauffé, assis en Seiza, tous sur une même ligne, en respectant si possible le silence. Ces quelques minutes permettent à l’esprit de faire le vide, de se débarrasser des problèmes ou préoccupations mentales de la journée et préparent à l'attention qu’exige l’étude.

    Pendant le cours...
    Le cours commence et se termine par une cérémonie formelle. Il est essentiel d'être à l'heure pour y participer mais si vous arrivez en retard, vous devez attendre debout au bord du tapis (en principe au centre, en face du Shinden) jusqu'à ce que l'enseignant vous fasse signe de vous joindre au cours.

    En montant sur le tapis, saluez le Shinden en Seiza, ainsi que le professeur, même s’il ne vous regarde pas à cet instant. Gagnez votre place de pratique en perturbant le moins possible le cours.
    La façon correcte de s'asseoir sur le tapis est la position en Seiza. Mais si vous êtes blessé au genou, ou si cette position vous devient trop douloureuse, vous pouvez vous asseoir en tailleur en vous efforçant de garder le dos droit.

        
    N'allongez jamais les jambes et ne vous adossez pas au mur ou à un poteau. Vous devez être disponible à chaque instant.
    Si vous êtes en Seiza faute de partenaire, ou pour recevoir des explications, placez-vous toujours en sorte de gêner le moins possible les autres pratiquants, et soyez prêt à bouger instantanément en cas de chute en votre direction.
    Ne quittez pas le tapis pendant la pratique, sauf en cas de blessure ou de malaise, et dans tous les cas, avertissez-en le professeur.
    Quand le professeur montre une technique, vous devez en principe rester assis en Seiza et regarder très attentivement. Après la démonstration, saluez le partenaire le plus proche et commencez à travailler.
    Dés que la fin d'une technique est annoncée, terminez immédiatement votre mouvement, saluez rapidement votre partenaire et rejoignez les autres pratiquants assis en ligne ou en cercle.
    Ne restez jamais debout sur le tapis sans travailler. S'il le faut, restez en Seiza en attendant votre tour.
    Si pour une raison ou pour une autre vous devez absolument poser une question au professeur, allez vers lui, ne l'appelez jamais : saluez-le avec respect et attendez qu'il soit disponible. Un salut debout suffit dans ce cas.
    Quand le professeur vous montre un mouvement en particulier pendant le cours, mettez-vous en Seiza (sauf si cette position vous expose trop) et regardez attentivement. Saluez-le lorsqu'il a terminé. Quand il corrige un autre pratiquant, vous pouvez vous arrêter de travailler pour regarder, d'un commun accord avec votre partenaire. Asseyez-vous en Seiza et saluez de même.
    Respectez les pratiquants les plus gradés, et d’une façon générale ceux qui sont manifestement plus âgés que vous. Ne discutez jamais à propos de technique et n’entrez jamais en polémiques sur le tapis. Le Dojo est un lieu de recherche et de travail personnel, pas un forum de discussions.
    Si vous connaissez le mouvement et que vous travaillez avec quelqu'un qui ne le connaît pas, vous pouvez le guider, mais en parlant le moins possible. Faire sentir les directions de travail est beaucoup plus profitable. S’il questionne davantage, c’est au professeur de lui apporter la réponse. En règle générale, abstenez-vous de corriger qui que ce soit si vous n’avez pas atteint le niveau de Yudan-sha (ceinture noire).
    Ne bloquez jamais le mouvement de votre partenaire, quel que soit son niveau : c’est contraire à l’esprit d’entraide mutuelle dans la recherche et l’apprentissage, c’est une source de frustration qui peut faire naître des émotions négatives, enfin ce peut même être dangereux pour vous en provoquant des réactions que vous ne pourriez contrôler. Dans le Dojo du fondateur, un avertissement mural indiquait que ce pouvait être un motif d’exclusion définitive de l’école...
    Parlez le moins possible sur le tapis : c’est dangereux pour vous-mêmes et pour les autres. La vigilance doit être constante pour éviter les accidents, et l’apprentissage de l’art ne passe de toute façon que très peu par la parole...
    Ne vous prélassez jamais sur le tapis avant, pendant ou après le cours : il est réservé à l’étude. En fait, dès que l’on pose le pied sur le tapis, la conscience et la vigilance doivent être aiguisées.

    Après le cours...
    Idéalement, le tapis devrait être balayé chaque jour avant les cours et en fin de journée. Chacun est responsable de la propreté du Dojo.

    Chaque pratiquant doit veiller à entretenir son hygiène corporelle, pour lui-même bien sûr, mais aussi par respect pour les autres et pour éviter des blessures : le keiko-gi doit être propre, les ongles des pieds et mains coupés courts, les cheveux longs attachés ou maintenus. Le port de bijoux est proscrit.

    Sauf pour les fêtes, en règle générale, on ne mange, ne fume, ni ne mastique du chewing-gum, dans le Dojo, et a fortiori sur le tapis. On peut toutefois se réhydrater en prenant quelques gorgées d'eau entre deux cours, ou bien encore au moment indiqué par le professeur.

    Dans tous les cas, ne pas sortir du tapis pendant un cours pour aller boire, et éviter de boire sur le tapis.    

    On dit habituellement “Onegaï-Shimasu” (littéralement : je vous fais une requête, s'il vous plaît) au moment du salut du début du cours et au moment où l’on invite un partenaire, et “Arigatoo-Gozaïmashita” (merci beaucoup) en fin de cours, pendant le salut au professeur, salut que l’on commence légèrement avant lui, et auquel il répond.

    Il convient de faire son possible pour respecter l'harmonie du Dojo et donner de la plénitude à la pratique.

    Vous pouvez inviter quiconque à venir regarder un cours à n'importe quel moment, à condition que les règles suivantes soient observées :

    - si possible avertir le professeur au préalable.
    - prendre place avec discrétion, ne pas poser les jambes sur un meuble, ou adopter une position semi-allongée.
    - ne pas fumer, boire ou manger pendant les cours.
    - ne parler à personne se trouvant sur le tapis, et en règle générale, éviter de parler ou de commenter ce qui s’y passe.
    - ne pas se promener ou déambuler pendant que le professeur montre ou corrige un mouvement, ni distraire l’attention de ceux qui se trouvent sur le tapis.

    Si c’est vous-mêmes, pratiquant(e), qui rendez visite à un Dojo pour regarder le cours, ou que vous regardiez le cours dans votre propre Dojo habituel, il convient de vous lever et de saluer debout en direction du Shinden lors des cérémonies d’ouverture et de fermeture du cours.

    Epilogue...

    Bien qu'il y ait de nombreuses règles d'étiquette à assimiler, elles viendront progressivement s’inscrire dans votre comportement avec une pratique régulière. Ne soyez pas vexé si on vous fait observer un détail d’étiquette, car chaque détail est important pour la sécurité de tous et a un but éducatif précis.

    L'Aïkido n'est pas une religion ni une armée, mais une éducation et un perfectionnement de l'esprit. Un jour vient où l’on oublie totalement les règles d’étiquette, ce sont elles qui vous habitent, et c’est vous qui les faites vivre, sans effort apparent, avec simplicité...

    A ce stade, n’oubliez pas que les pratiquants plus « jeunes » dans la discipline vous observent, et cherchent à percer votre « secret »...

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    Pourquoi l'étiquette...

    Pour chaque être, connaître sa place, c'est se connaître soi-même.
    Par le respect de cette règle, l'homme peut s'élever.
    Il y a une hiérarchie naturelle dans tous les domaines : famille, armée, religions, etc. et bien sur dans le monde du budo : maître, disciple, sempaï, kohaï, dohaï, hauts gradés, débutants, âgés et jeunes…
    L'étiquette consiste à déterminer, cas par cas, le juste équilibre.
    L'observation de ces règles est la condition de l'équilibre et de la survie des sociétés.
    Les instincts combatifs et agressifs sont exacerbés par la pratique du bujutsu. Ces instincts en eux-mêmes sont dépourvus de toute connotation morale : ils existent, sont nécessaires à la survie de l'humanité, un point c'est tout.
    Cependant, si ces instincts échappent à tout contrôle, la violence envahit tous les actes et on commence à s'en prendre aux faibles, à les mépriser ou, au contraire, on rampe devant le plus fort tout en le haïssant.
    Quand les actes sont régis par l'étiquette, un espace se crée qui permet de vaincre les émotions avec aisance.
    L'étiquette sert à contrôler le " moi " qui voudrait se livrer aux instincts animaux pour en orienter l'énergie et l'utiliser dans un sens positif.
    Un mouvement exécuté suivant une étiquette rigoureuse renforce la stabilité de l'esprit et met l'agressivité sous contrôle, rétablissant le calme.
    Il faut donc s'adonner sans retenue à la pratique pour mettre sous contrôle les émotions les moins souhaitables en ce qui concerne le budo : la peur, l'affolement, le mépris des autres, l'inflation de l'égo, et faire progresser corps et esprit.
    Faire des progrès, devenir "fort" consiste à développer calme et détermination intérieure beaucoup plus qu'à acquérir une technique.
    Dans la mesure où nous sommes humains, ne devons-nous pas souhaiter vivre dans un monde qui chérit ses enfants ? Pour construire une société sur le respect mutuel, ne doit-on pas remettre en lumière cette étiquette que certains voudraient jeter mais qui fait partie de l'héritage commun de l'humanité ?
    Si l'esprit de gratitude envers un kohaï s'exprime par cette seule pensée : "merci de m'avoir permis de bien travailler aujourd'hui", le kohaï sera heureux ; de même si l'on remercie le sempaï de son enseignement il sera content.
    L'étiquette régit les relations mutuelles. La hiérarchie se met naturellement en place quand l'étiquette est respectée.
    Il faut que l'étiquette soit l'expression de l'humanité du cœur. Il ne suffit pas de se plier à la forme. Si le cœur n'est pas habité par le respect, la forme ne sera qu'une coquille sans âme. Il faut respecter la personnalité de l'autre. Les actes en accord avec les règles de l'étiquette engendrent un cœur pur et une attitude noble.
    Ce sens de la compassion est simplement lié à l'harmonie et à la paix.
    Il faut graver cela dans son esprit pour transmettre l'étiquette et la discipline.
    "L'aïkido c'est la liberté. Mais c'est aussi une discipline et notre liberté c'est justement de s'être choisi une discipline.
    Respecter sa discipline, c'est aussi se respecter soi-même car c'est nous qui l'avons choisie."
    (Me Tamura)

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  • Aïkido & Santé

    Généralités

    Dans notre pratique :
    Nous apprenons à contrôler notre respiration dès le début du cours dans la phase de préparation et à travers les techniques, et particulièrement à travers les Kokyu Ho (Ko = expirer Kyu = inspirer). Cette respiration profonde stimule la circulation énergétique et sanguine notamment dans certains muscles profonds trop souvent inemployés en temps normal.

    Une pratique régulière apporte une amélioration de la souplesse des articulations et de la colonne vertébrale. Il est à rappeler que certains médecins appellent la colonne vertébrale "l'arbre de vie".

    La pratique de l'aïkido nous apporte la coordination gestuelle et la perception de notre corps dans l'espace.
    Ceci est très important car cela permet de préserver notre corps des traumatismes et du vieillissement prématuré.
    (De là à dire que l'aïkido empêche de vieillir…).

    Pas de traumatismes : chacun sait qu'il n'y a pas de coup porté en aïkido, contrairement au karaté ou à la boxe par exemple. Il n'y a pas arrêt mais souvent déviation avec des effets spirales unfindibuliformes.
    Il n'y a pas chute brutale (« claquée », comme en judo) mais chute arrondie, "voulue" et "non subie".

    L'aïkido retarde le plus longtemps possible les raideurs liées au vieillissement : raideur des articulations et fragilité des os, des tendons.

    La pratique de l'aïkido apporte enfin une force mentale par le biais de ce fameux Ki vers le Hara et à partir du Hara.
    Cette force vitale très difficile à localiser et à maîtriser est indispensable à une bonne pratique de l'aïkido surtout à haut niveau. De plus, mentalement, l'aïkido est une activité particulièrement saine.
    On ne cherche pas la destruction de l'autre (comme dans nombre d’arts martiaux ou de sports de combat) ni la dualité, mais l'union.
    On peut dire que 1'aikidoka use d’une approche positive, et non négative.
     

    Des aspects physiologiques bénéfiques

    L'aïkido fait travailler de très nombreux groupes musculaires avec un équilibre droite/gauche quasiment parfait
    (il y a 500 muscles dans le corps humain, et ils représentent la moitié du poids du corps humain)

    Tronc :
    Par un perpétuel changement de posture et une recherche d'assise permanente (shisei), 1'aikidoka peut être assimilé à une pyramide pendant les phases de repos et à une toupie dont il serait le centre pendant les phases d'action.

    Ceinture scapulaire et membres supérieurs :
    Le travail musculaire des membres supérieurs se fait surtout par extension avec 1'image type du sabre que l'on élève suivi d'un abaissement actif. Mais également toutes les extensions déclenchées par la technique de l'adversaire (penser à Shiho Nage).

    Ceinture pelvienne et membres inférieurs :
    Par les fréquents changements de niveau (debout - sol) et le déplacement à genoux typique de 1'aikido (Shikko). Il y a également le retour à la position debout avec les "extenseurs" de la hanche (grand fessier et ischio-jambier), du genou (quadriceps crural) et les "fléchisseurs" du pied (triceps sural).

    L'aïkido fait travailler les métabolismes énergétiques et cardio-vasculaires

    VO2max (volume d'air circulant dans le corps, en ml/minute/kg de masse) :
    Après trois ans de pratique avec un entraînement de deux séances par semaine (deux fois 1 h 30), la VO2 max est chez I'aïkidoka de 52 ml/mn/kg. La valeur moyenne de la population française se situe entre 35 et 45 ml/mn/Kg.

    La fréquence cardiaque :
    Lors d'un cours standard pour pratiquants moyens, les fréquences oscillent entre 120 et 150 battements /minute.
    Lors d'un stage intensif, la fréquence est de 161 battements /minute.
    L'aïkidoka est à 83 % de la fréquence cardiaque maximale théorique (la fréquence cardiaque maximale = 220 - âge).
    La fréquence cardiaque au repos est de 75 battements /minute.

    Force.
    Il est délicat de la quantifier mais elle s'exprime par 1'utilisation optimale de qualités énergétiques disponibles en accord avec une respiration adéquate.

    Incidence favorable sur le psychisme

    L’aspect "exotique" de sa pratique (habillement, terminologie, lieu, rituel de l’étiquette) provoque une coupure franche par rapport à la vie quotidienne.
    Beaucoup y trouvent un exutoire aux stress quotidiens et considèrent que la pratique régulière apporte un nouvel équilibre psychologique.

    Les contre-indications

    Comme pour toute activité physique, il peut y avoir des contre-indications absolues (ex : cardiomyopathie, anévrisme, insuffisance respiratoire majeure...), et certaines affections prêtant à discussion, telles que :

    1) L'asthme : l'asthme pose problème dans les sports où il y a des périodes d'apnée pouvant déclencher des crises. Cette situation ne se retrouve pas en aïkido (qui n’est du reste pas un sport) ou très peu. Mais il peut rester le problème des tapis empoussiérés si les aïkidokas ne nettoient pas correctement.

    2) L'hypertension artérielle : des mesures montrent qu'une pratique intensive de l'aïkido ne provoque pas d'élévation importante de la pression artérielle.

    3) La spasmophilie : certains pratiquants sujets à la spasmophilie ont arrêté l'entraînement, mais rien ne le justifie sur le plan médical. Ce fait se retrouve surtout chez les femmes jeunes et débutantes, peu motivées ou qui se laissent facilement décourager.

    4) Les problèmes rachidiens : tassements discaux, lombalgies, cervicalgies, sciatiques etc. Le travail en charge en aïkido est rare. De plus, on peut compenser par des chutes en souplesse et sans projection. Des pratiquants ont signalé la disparition de leurs douleurs en découvrant un nouveau mode de travail et en corrigeant leurs positions.

    5) Le diabète : contre-indication à la boxe et au karaté car liés aux risques oculaires, mais non à l'aïkido car il n'y a pas de coup porté, notamment au niveau des yeux.

    6) L'épilepsie : comme pour toutes les activités physiques, il faut éviter les coups violents qui déclenchent les crises. En aïkido, il faut faire des chutes amorties ou en arrondi. De plus l'épileptique est dans un environnement favorable (tapis et pas d'obstacle).

    L'aïkido, discipline idéale ?

    Bien sûr, la réponse est assurément oui et sans appel si on interroge la plupart des anciens pratiquants. Il faut modérer ce propos en disant que bien entendu il peut y avoir des accidents traumatiques mais pour la médecine, les contre-indications sont limitées.
    L'âge moyen du pratiquant est élevé par rapport aux autres arts martiaux et les avantages psychologiques de cette discipline sont considérables avec une possibilité de s'améliorer jusqu'à la fin de sa vie (Morihei UESHIBA a pratiqué jusqu'à 86 ans).
     

    Le Suwari waza ou comment ménager ses genoux

    Le genou est une articulation à deux degrés de liberté : la flexion-extension et la rotation (du tibia sur le fémur).
    Cette rotation est automatique lors de la marche : chaque extension du genou s'accompagne obligatoirement d'une rotation externe (la pointe du pied va vers l'extérieur de l'axe du corps), chaque flexion d'une rotation interne. Cette rotation est due à la conformation des plateaux tibiaux sur lesquels pivotent les condyles fémoraux. Lors de la flexion extrême le genou se trouve en position de rotation interne et les ménisques subissent une pression intense vers l'arrière. En "Suwari Waza" le genou fonctionne en subissant plusieurs contraintes contradictoires :

    1/ Il travaille en hyperflexion avec un minimum de congruence (contact) articulaire, ce pour quoi il n'a pas été conçu "au départ" et qui sollicite très fort les soutiens passifs de l'articulation : les ligaments

    2/ il travaille en rotation interne passive mais subit en même temps un porte à faux intense du fait du travail actif en ouverture de la hanche et de la cheville (donc vers la rotation externe)

    3/ du fait de la pression du corps en appui sur le genou cette articulation devient un pivot faisant subir de fortes tractions à type de torsion sur la peau et le tissu sous-cutané ; or ce tissu est en continuité anatomique avec la capsule articulaire et les ménisques (par l'intermédiaire des ailerons ménisco-rotuliens entre autre).

    Le cumul de ces facteurs rend les ligaments croisés et surtout les ménisques très vulnérables en "Suwari Waza". Ils sont souples cependant et aptes à résister lorsqu'ils sont sains, bien hydratés, échauffés. Leur sollicitation excessive peut les fragiliser et donner au départ œdème et douleur passagère, qu'une reprise des activités debout peut suffire à faire passer. En signe de gravité on peut retenir la persistance de l’œdème et de la douleur ainsi qu'une raideur croissante à la remise en position debout (au pire avec blocage, sensation passagère de dérobement). Pour éviter cela :

    1/ bien s'échauffer tranquillement.

    2/ écouter sagement les conseils techniques du maître pour fuir tout mouvement fait avec une mauvaise technique, soit parce qu'on a mal écouté-regardé-compris soit parce qu'on est fatigué : mieux vaut alors s'arrêter que forcer en faisant mal le mouvement.

    3/ très important : à la fin du mouvement il faut laisser le temps aux ménisques de revenir à leur position centrale donc il convient de se relever très lentement hors charge, c'est-à-dire déplier les genoux et les faire bouger un peu en restant au sol avant de les replier pour se lever.

    Il est important de comprendre que les ménisques sont un cartilage souple non vascularisé : ce ne sont pas des artères qui les nourrissent mais l'alternance de pression-décompression dans le liquide synovial (exactement comme une éponge) ; après être resté quelque temps en Suwari Waza ou en Seiza l'éponge est "desséchée", il faut d'abord la laisser se réhydrater avant de lui faire subir des pressions. Quand on est jeune et que tout va bien on n'y pense pas... Tout se gâte quand il ne s'agit plus de prévenir mais de guérir. Or un ménisque abîmé reste abîmé (surtout s'il l'a été par des pratiques antérieures mal gérées), on ne peut qu'intervenir pour diminuer les symptômes. Une bonne hygiène de vie reste par ailleurs souhaitable mais ça c'est valable aussi debout !
     

    Prendre soin de ses genoux en pratiquant l’Aïkido

    Les problèmes de genoux sont fréquents.
    Voilà des phrases qu’on peut entendre dans chaque Dojo :
    - je ne peux pas monter sur le tatami aujourd’hui, j’ai mal aux genoux !
    - est-ce que je peux travailler debout, j’ai trop mal pour faire cette technique à genoux ?
    Une étude a montré que près de la moitié des pratiquants d’Aïkido ont des problèmes de genoux durant une saison, au point que cela gêne leur pratique. Ces problèmes sont essentiellement des douleurs qui se répètent souvent sans cause apparente.
    Ils touchent autant les hommes que les femmes, mais d’abord les plus gradés, qui sont aussi les plus âgés.
    Cela signifie-t-il que l’Aïkido est dangereux pour les genoux ?
    Non, bien au contraire, l’Aïkido est une pratique de santé.
    L’Aïkido est une pratique de purification profonde qui tend à développer, protéger et fortifier le corps et l’esprit dans le calme, le contrôle de soi et l’harmonie. Tant que l’Aïkido sera pratiqué comme un budo, il sera bon pour la santé. Mais s’il est pratiqué comme un sport, alors il y aura des problèmes.
    La fréquence des problèmes de genoux est élevée puisque 45% des aïkidokas peuvent avoir été gênés dans leur pratique durant une "saison" : 40% des pratiquants éprouvé des douleurs, 16% des blocages (incomplets), 13% une instabilité.
    La douleur est le plus souvent à l'avant du genou ou à plusieurs endroits. Une fois sur deux, la douleur s'est répétée de temps en temps toute la saison et n’a pas de facteur déclenchant particulier. La part des accidents d’aïkido est faible (10% des problèmes).
    Ces problèmes se répètent souvent de saison en saison, puisque 43% des pratiquants ont eu des problèmes de genoux durant les saisons précédentes. La douleur est ce dont ils se souviennent le plus.
    Les problèmes sont plus fréquents chez ceux qui pratiquent depuis plus de 5 ans et plus encore chez les plus gradés (Shodan et plus). Mais les plus anciens dans la pratique et les plus gradés sont aussi les plus âgés.
    Par contre, les problèmes sont les mêmes pour les hommes et les femmes.
    En d’autres termes, les techniques sont bonnes pour la santé si elles sont bien réalisées et traumatisantes si elles sont négligées.
    La plupart des budos ont eu leur origine dans une sorte de programme d’amélioration physique développé en arts de self défense, puis en budo raffiné.
    Parmi les excellents combattants, la longévité est certainement liée à l’amélioration de leur aptitude physique pendant l’entraînement du Budo.
    Il faut comprendre toutefois que l’Aïkido est un Budo et non pas un programme d’amélioration physique !
    L’Aïkido améliore seulement la santé comme résultat des exercices du budo.
    De plus, n’oublions pas que les genoux sont sollicités dans toutes les activités de la vie courante, comme dans pratiquement tous les sports et les arts martiaux. Ils vieillissent aussi. Par ailleurs, les pratiquants sont de plus en plus âgés. Ne serait-ce qu’à cause de cela, nous devons prendre soin de nos genoux.

    Quels sont les mouvements à risque

    Une analyse biomécanique du genou montre que les mouvements pour lesquels il faut être vigilant sont essentiellement :
    1. Descendre et se relever lors des ukemi,
    2. S’agenouiller et se relever de la position seiza,
    3. Travailler à genoux en Suwari Waza et Hanmi Handachi Waza,
    4. En Tachi Waza, les pivots : Tai No Henka, Irimi-Tenkan et Taï Sabaki s'ils sont mal exécutés.

    Pourquoi faut-il faire attention à ces mouvements ?

    La réponse tient aux particularités de l'articulation du genou :
    • Elle supporte tout le poids du corps,
    • Elle ne fonctionne que dans une direction (flexion-extension),
    • Elle est très superficielle (donc entourée de peu de muscles),
    • Elle comporte des ménisques qui compensent le faible emboîtement entre le fémur et le tibia,
    • A l'avant, la rotule améliore la transmission de la force du muscle quadriceps pour l'extension de la jambe.

    Ces particularités du genou expliquent les quatre mouvements identifiés comme à risque
    1. Lorsque Uke descend le corps avant une chute ou se relève après, il contracte le muscle quadriceps. Or, plus la jambe est fléchie, plus la contraction du quadriceps (le muscle à l'avant de la cuisse) entraîne une pression de la rotule sur le bas du fémur. La répétition de ces frottements plusieurs centaines de fois par cours peut entraîner une usure du cartilage, des douleurs à la flexion (syndrome fémororotulien) et, à terme, une arthrose du genou.
    La contraction du quadriceps entraîne une pression de la rotule sur le fémur (la force résultante R) très importante quand le genou est fléchi.
    2. Lorsque, plusieurs dizaines de fois par cours, le pratiquant s'assied en position Seiza ou se relève à partir de cette position, le même problème de contraction du quadriceps sur genou fléchi se retrouve. De plus, la forte flexion du genou entraîne un mouvement des ménisques qui reculent et se déforment pour accompagner le glissement des surfaces articulaires du bas du fémur sur le plateau tibial. La flexion complète sollicite au maximum les ménisques, et ils peuvent être lésés s'ils ne suivent pas exactement les mouvements des os. Les atteintes méniscales peuvent elles
    aussi évoluer vers l'arthrose du genou. Toutefois, la position Seiza en elle-même est une position de repos où les tensions musculaires sont faibles.
    3. Lors du travail en Suwari Waza4, le genou est toujours proche de la flexion maximale. Dans cette position, les ligaments latéraux sont détendus (donc jouent moins leur rôle stabilisateur) et les ménisques sont sollicités De plus, le genou est proche du sol. Normalement, seule la tubérosité tibiale antérieure est au contact du sol, mais sur un Tatami mou, la surface de contact est plus importante. Un appui sur la rotule serait très néfaste pour l'articulation fémoro-rotulienne.
    4. Enfin, pour réaliser la plupart des techniques d’Aïkido, Tori a besoin de faire des changements de direction basés sur des pivots. Si le pivot est réalisé alors que le pied est en appui, le genou est sollicité en torsion alors qu'il est conçu pour travailler seulement en flexion et extension. Des sollicitations répétées en torsion peuvent entraîner des lésions des ligaments, notamment au niveau des ligaments croisés antérieurs.
    4 La position Suwari Wasa est manifestement délicate pour nos genoux occidentaux, mais sa biomécanique n’a jamais été étudiée précisément.

    Comment pratiquer sans mettre ses genoux en danger ?

    La première prévention, et la plus importante, c’est de pratiquer juste, c’est-à-dire tout simplement, d’apprendre l’Aïkido.
    L’Aïkido est un Budo qui permet de se connaître soi-même et de travailler sur soi-même. Pour cela, il faut éduquer ses gestes, travailler sur la perception de son attitude et de ses mouvements et s’adapter à son corps, car chacun est différent.
    Le rôle du professeur est important pour guider cet apprentissage, faire prendre conscience des bonnes et mauvaises attitudes et de leurs conséquences.
    Mais, finalement, c'est l'élève qui va prendre en compte ou non cet enseignement dans sa pratique.

    Ceci étant précisé, voici quelques conseils pour la pratique
    • D’une manière générale, lors des innombrables flexions et extensions dues aux Ukemi et à la position Seiza, il faut éviter les chocs répétés sur les genoux et les prises d’appui en reportant tout son poids sur un seul genou .
    Pour se relever après Ukemi, il convient de rassembler les deux pieds sous les hanches (fesses) et d’éviter ainsi les porte-à-faux : la poussée s’effectue donc sur les deux jambes en répartissant le travail entre les ischio-jambiers, les fessiers et les quadriceps.
    Un geste à éviter : se relever en forçant sur un seul genou.
    Rassembler ses jambes sous les fesses permet de se relever en répartissant le poids sur les deux genoux.
    • La descente du corps (contraction excentrique) avant Ukemi doit être également travaillée de la même manière : les deux points d’appui cèdent sous les hanches en utilisant la force des hanches pour un minimum de force des jambes (Kokyu Ryoku). Descente du corps à la verticale au dessus des appuis.
    • Seiza : pour s’asseoir (Suwarikata). En position debout, les deux pieds sont joints, écarter et plier légèrement les genoux (la main droite écarte les plis du Hakama). Poser délicatement un genou, puis l’autre. Allonger les pieds, les gros orteils se croisent, le poids vient s’appliquer sur les talons (et non pas sur les genoux) et on s’assied entre les talons tout en restant bien vertical.
    Il faut avoir l’impression de soutenir le ciel avec la tête ou d’être suspendu au ciel (sensation d’auto-grandissement, étirement de la colonne vertébrale).

    Bien s’asseoir en Seiza.

    Le poids du corps est toujours au dessus des talons et non des genoux.
    • Pour se relever de la position Seiza (Tachikata) : la hanche s’élève, les doigts de pied prennent appui, le pied droit vient au niveau du genou gauche. Se dresser calmement en prenant bien appui sur les deux pieds sans se pencher.
    La force dans les hanches, pousser vers le ciel (autograndissement) et diriger le mental vers l’avant.
    Se relever de Seiza en poussant sur les deux genoux. Attention à garder le pied sur la même ligne que le genou. La position Seiza étant une position de repos, il n’y pas de grande tension dans le quadriceps, sauf en cas de rigidité du muscle. Elle n’est donc pas dangereuse pour l’articulation fémoro-rotulienne (le problème est surtout lorsqu’on se relève).
    Par contre, la flexion étant maximale, les ménisques sont très sollicités.
    La principale contrainte dans cette position provient du manque de souplesse de la cheville (elle est en extension maximale) et de la compression qui gêne la circulation du sang. En conséquence, la position Seiza doit être utilisée mais sans aller au-delà de la limite du tolérable.
    Trois positions alternatives à Seiza sont possibles tout en gardant la verticalité : assis en tailleur, assis jambes fléchies de côté, assis talons joints devant jambes fléchies.

    Trois positions alternatives à Seiza

    Particularité pour les enfants : si les adultes ont tendance à trop "forcer", c’est l’inverse pour les enfants. Si on leur propose de se mettre en tailleur au lieu de Seiza, ils le feront tout de suite. Il faut donc insister auprès d’eux sur l’intérêt d’apprendre et de respecter cette position, sans toutefois aller jusqu’à la gêne ou la douleur.

    • Suwari Waza : rester assis en Seiza et se déplacer à genoux sont des gestes traditionnels pour les japonais, mais difficiles pour nous qui ne les avons pas pratiqués dès la petite enfance.
    De plus, nos genoux sont différents de ceux des Asiatiques et moins adaptés à ces mouvements.

    Il nous faut donc apprendre progressivement le travail à genoux
    1. Apprendre d’abord à se déplacer en Shikko avant de faire des techniques. Lors de Shikko (marche à genoux), il faut prêter la plus grande attention à la répartition des masses. Le poids doit porter sur les pieds, dans le prolongement de la colonne vertébrale.
    Shikko : suivant l'axe vertical du corps et non pas en avant sur les genoux. Le point de contact sur le Tatami est la pointe du tibia (tubérosité tibiale antérieure) et jamais la rotule.
    2. Le travail en Suwari Waza vient ensuite. Il est important pour l'apprentissage de l'Aïkido du fait des déplacements plus limités que debout. De plus, ce travail est bon pour la santé car il déverrouille et assouplit les orteils, les chevilles et les jambes. La force, comme toujours, doit se situer au niveau des hanches, en veillant à rester vertical et à toujours ramener ses pieds sous le centre.

    Le professeur doit veiller à travailler en Suwari Waza avec modération, par séquences en alternance avec le travail debout (en s’adaptant au public).
    Pour les élèves, ne pas aller au-delà des limites du tolérable et alors ne pas hésiter à travailler debout sans avoir honte (le professeur doit proposer cette possibilité).

    Bonne position en Suwari Waza : verticalité et pieds rassemblés
    Un geste à éviter en Suwari Waza : reporter tout son poids sur un seul genou
    • En Tachi Waza, les déplacements en pivot (Irimi-Tenkan, Taï Sabaki) ne doivent pas solliciter les genoux en rotation et en force. Rappelons que l’articulation du genou n’est pas conçue pour les rotations et donc, qu’à ce titre, il est impératif de porter son attention sur l’ouverture de la hanche afin de soulager les genoux et les pieds. Il convient donc de travailler les genoux déverrouillés, un peu fléchis, en position de ressort et d’entamer les pivots en libérant la hanche avec une amorce de rotation avant que le pied, et donc le genou, ne soit en appui sur le sol.
    Ouverture de la hanche pendant un pivot.
    Un geste à éviter en Tachi Waza : pivoter avec le poids en appui sur le genou qui pivote.
    • De manière générale, il faut marcher et se déplacer en évitant le plus possible les fentes importantes et en gardant toujours les jambes sous les hanches (comme pour Shikko). Cela permet un maximum d’efficacité pour un minimum d’effort et de contraintes sur les genoux.
    Enfin, même si les accidents du genou sont peu fréquents en Aïkido, garder ses appuis rassemblés sous les hanches diminue le risque de choc sur le genou, que ce soit avec Uke (par exemple lors de Koshi Nage) ou avec un autre pratiquant qui ne maîtrise pas sa chute.
    Bonne position en Tachi Waza : verticalité, pieds peu écartés.

    Comment préparer ses genoux à la pratique ?

    La préparation d’Aïkido (Jumbi Dosa : Aïki Taïso) fait partie intégrante de la pratique et que toutes les bases de l’Aïkido y sont. C’est une étape importante qui permet de s’entraîner à faire les gestes justes dont nous avons besoin dans la pratique. Ce n’est pas seulement "s’échauffer". Toute la prévention est dans les différentes méthodes de préparation.

    Voici quelques points de préparation importants pour les genoux :
    • Adapter la préparation (durée, type de préparation…) à l’âge et à l’ancienneté des pratiquants.
    Pour les débutants, les sensibiliser à la précision des gestes. Répéter… c’est le principe de tout apprentissage et de toute pédagogie.
    • Travail en Shikko : il permet de s’entraîner au Suwari Waza, de travailler la verticalité. Le poids du bassin est sur les pieds, les genoux glissent et se posent délicatement sur le tatami . Ce travail développe le travail des hanches, ainsi que la stabilité.
    • Montrer la bonne position Seiza , genoux correctement écartés (deux poings pour les hommes, un seul pour les femmes), bassin basculé vers l’avant, épaules basses, dos droit, le Ki fermement implanté dans le Seika Tanden, la tête légèrement étirée (suspendue par le haut).
    • Apprendre à se relever et s’asseoir en Seiza, comme expliqué ci-dessus.
    • Ukemi : lors des chutes avant ou arrière, il faut appliquer exactement les mêmes consignes que pour descendre et surtout se relever de la position Seiza. A aucun moment les genoux ne doivent heurter le sol. Pour cela, il est essentiel de conserver un bon appui au sol, les pieds bien repliés sous les hanches (fesses) (position accroupie sur la pointe des pieds.
    Même si cela n’est pas très orthodoxe dans l’apprentissage des Ukemi, le professeur peut permettre l’usage et l’aide des mains pour se relever.
    • Les pivots : Taï No Henka, Taï Sabaki, Irimi Tenkan : légèreté des déplacements, ouverture de la hanche, contact sur le sol sur la pointe des pieds, les talons très légèrement décollés du Tatami.
    • Des étirements à faire lors de chaque préparation : étirements des quadriceps, des ischio-jambiers, du tenseur du
    fascia lata, des jumeaux.
    Etirement du droit antérieur.
    Etirement des ischio-jambiers et du tenseur du fascia lata.
    Le tenseur du fascia lata est un muscle voisin des ischio-jambiers qui joue le même rôle qu’eux.
    Etirement des jumeaux (deux possibilités).
    • Autres exercices à faire à chaque préparation : rodage articulaire (flexions, rotations des genoux…), massage et relâchement des rotules, brassage synovial.
    Rodage articulaire. Massage des rotules (attention à ne jamais appuyer sur les rotules : au contraire, les soulever).
    • Lors de la pratique, rappeler régulièrement les bonnes positions étudiées durant la préparation. Faire ce lien entre
    préparation et pratique est très important (et doit avoir des répercussions dans la vie quotidienne).

    Que faire en cas de problèmes de genoux ?

    Il est préférable d’arrêter la pratique tant que la gêne est permanente sur le Tatami (Mitori-Geiko).
    Si les problèmes de genoux (douleur ou instabilité) permettent encore de pratiquer, il faut rechercher d’autant plus les positions et gestes qui économisent les genoux et minimisent la douleur.
    Autrement dit, chercher à travailler encore plus juste.

    Quelques conseils pour aider la pratique dans ces conditions :
    • Trouver des astuces pour limiter la charge des genoux : par exemple, se relever en s’aidant des mains allège les contraintes sur les genoux.
    • Limiter les positions à genoux (Seiza, Suwari Waza). Changer sa position d’attente ou de repos. Au besoin,
    se munir d’un petit coussin discret que l’on peut glisser sous les fesses. Ne pas hésiter à travailler en Tachi Waza, mais en limitant les chutes !
    • Essayer les genouillères. Ne pas hésiter à les personnaliser : par exemple, les évider sur la rotule pour permettre le travail en Suwari Waza.

    Hors du Dojo, on peut également :
    • Faire tous les jours chez soi des étirements des muscles quadriceps, ischio-jambiers, tenseur du fascia lata et jumeaux et des exercices de rodage articulaire (pédalage sans résistance).
    • Renforcer la musculation des cuisses, de préférence avec le vélo ou la natation, où le poids du corps ne pèse plus sur le genou. Eviter les autres sports durant les périodes douloureuses.
    Etirement du droit antérieur (à gauche) et des jumeaux (à droite).
    Etirement des ischio-jambiers et du tenseur du fascia lata.
    • Eviter de monter et descendre à pied les escaliers. Eviter de soulever des charges lourdes, surtout genoux fléchis.
    • Perdre du poids, si nécessaire : cela évite de surcharger les genoux.

    Enfin, ne pas hésiter à consulter un médecin du sport si les problèmes durent ou se répètent. Il fera un diagnostic et pourra proposer une réponse adaptée à votre cas qui pourra comporter un ou plusieurs des moyens suivants : conseils pratiques, kinésithérapie, traitement anti-inflammatoire, injections intra-articulaires, intervention chirurgicale (ménisques essentiellement).
    Certains disent avoir eu de bons résultats avec l’acupuncture, le do in ou l’ostéopathie.

    En conclusion...

    L’Aïkido est l’art de préserver la vie par une étude très fine du corps et de l’esprit qui sous-tend la pratique (Keïko). Il doit permettre de vivre plus intensément. Il est donc paradoxal qu’il puisse créer des handicaps.
    Prendre soin de ses genoux implique d’accorder de l’importance à des gestes banals qui ne paraissent pas toujours importants dans la pratique mais qui se répètent souvent : descendre le corps avant Ukemi, se relever après, s’asseoir et se relever de la position Seiza, se déplacer à genoux, faire des pivots en Tachi Waza.

    Nous encourageons donc les pratiquants et les professeurs à donner de l’importance à la préparation (Jumbi Dosa) et à la finesse d’exécution des techniques.
    Est-il nécessaire de rappeler que l’Aïkido exclut toute forme de violence, de travail en force et de manifestation de l’ego qui engendre les problèmes ? Le Maître nous montre la voie. A nous d’en faire le meilleur usage.

    " Une bonne attitude, une bonne posture, reflètent un bon état d’esprit. "
    (O Sensei Morihei Ueshiba)

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  • Les Armes

    L'étude et le maniement des armes traditionnelles sont liés à la pratique de l'Aïkido : il s'agit essentiellement du BOKEN et du JO. L'Aïkido prépare également le pratiquant à la situation d'une agression « à l'arme blanche" : cette étude se fait à l'aide d'un couteau de bois : le TANTO. On ne peut apprendre sérieusement à faire face à une attaque armée que si l'on connaît soi-même le maniement de base de l'arme en question. Outre l'élargissement des capacités d'auto-défense, la pratique régulière des armes procure nombre d'autres bénéfices.

    Le BOKEN signifie le sabre en général, c'est à dire l'escrime. Chaque type de sabre porte un nom particulier : Tachi (sabre long), Katana (sabre "moyen", le plus courant), Wakizachi (sabre court, porté à la ceinture avec le Katana). L'art du BOKEN est presque aussi ancien que le Japon lui-même. Des milliers d'écoles ont vu le jour au cours des âges et les techniques ont connu d'innombrables évolutions, de même que la forme des sabres au gré de l'évolution des techniques de forge et des besoins des utilisateurs. On retiendra simplement que c'est le sabre " moyen " ou Katana qui a connu le plus grand développement dans la pratique et s'est répandu, à partir du XVIème siècle comme l'arme la plus couramment employée par la classe des guerriers (BUSHI). C'est aussi celle qui a fait l'objet des plus grands soins et perfectionnements techniques de la part des forgerons, au point que les lames de Katana authentiques sont des objets de collection très recherchés.

    Le KEN-JÜTSU est l'ensemble des techniques de maniement du sabre. Plusieurs écoles de KEN-JÜTSU survivent encore aujourd'hui au Japon, la plupart des secrets techniques étant transmis dans un contexte familial. La suppression de la classe des Samouraïs à la fin du XIXème siècle, et l'interdiction consécutive de porter le sabre dans les lieux publics, a favorisé la reconversion de générations d'anciens guerriers vers d'autres métiers. La préservation du capital technique des écoles s'est effectuée sous le signe d'une transformation qui a donné naissance à un art de perfectionnement de soi, à valeur éducative, dépouillé de ses finalités guerrières : le IAÏ-DO, ou « l'art de couper en dégainant » (à partir de la position assise). Le IAÏ-DO est de plus en plus étudié par des pratiquants d'Aïkido désireux d'approfondir leurs connaissances dans les origines des arts martiaux, ou tout simplement intéressés aux bénéfices personnels (maîtrise de soi, précision, concentration) que peut leur procurer une telle discipline. Il s'agit cependant d'une discipline à part entière, et qui ne s'étudie pas de la même manière que l'Aïkido. Le IAÏ-DO s'étudie soit avec un véritable Katana, soit avec un Iaï-To (copie de sabre à lame non tranchante), et sous la direction d'un expert. Il est idéalement pratiqué sur parquet, et ne nécessite pas de trouver un partenaire.

    Le KEN-JÜTSU a donné naissance au KEN-DO (escrime sportive, très populaire au Japon, que l'on pratique avec une armure et un Shinaï, sorte de sabre d'entraînement en lames de bambou assemblées et revêtues d'une ganse en cuir).

    L'étude réaliste des techniques d'escrime ne peut se concevoir à l'aide de véritables sabres dont la lame est tranchante comme un rasoir, même avec des protections. Les écoles d'escrime ont donc toujours utilisé le sabre de bois (BOKEN ou BOKUTO) ou de bambou (SHINAÏ) pour mettre deux partenaires en situation d'étude. Instrument d'apprentissage, le BOKEN reste toutefois une arme véritable que l'on doit manier avec précaution. L'Aïkido de Me UESHIBA faisait un usage intensif du BOKEN, soit arme contre arme (BOKEN ou JO), soit à mains nues contre un adversaire armé.

    On peut dire que Me UESHIBA a "incorporé" le BOKEN dans son art, lui donnant une signification particulière, et le maniant d'une façon distincte de celle des écoles traditionnelles qu'il avait fréquentées. On parle ainsi de l' "Aïki-Ken-Jütsu ", c'est à dire des techniques de Ken rapportées à la pratique de l'Aïkido. Les élèves directs de Me UESHIBA comptaient également des experts en Boken, provenant d'écoles ou de traditions diverses. C'est ainsi qu'il n'y a pas de pratique unifiée du Ken dans le cadre de l'Aïkido, mais que sont néanmoins reconnaissables quelques grands "courants" dans la diversité des enseignements. Tous les experts véritables savent manier, et utilisent dans leur enseignement, le BOKEN et le JO.

    Le JO est un solide bâton d'environ 1,30 m. de long. Il remplace la lance traditionnelle, beaucoup plus longue et difficile à manier. Simple bâton, c'est également une arme redoutable dans des mains expertes. Comme pour le BOKEN, il existe des écoles traditionnelles qui n'enseignent que l'art du JO (ou : JO-DO). Le fondateur de l'Aïkido a également "incorporé" nombre des techniques de base de ces écoles dans son art. On parle également d'"Aïki-Jo" pour les techniques spécifiques qu'il a mises au point. L'Aïkido utilise le JO arme contre arme, mais enseigne également comment se placer à mains nues face à une personne armée d'un JO. Ou bien encore : muni d'un JO face à une personne qui cherche à vous en désaisir.

    La pratique du BOKEN et du JO sont de grande valeur dans l'apprentissage de l'Aïkido : les notions d'intervalle et de vitesse relative (Ma-Aï), de tempo (Hyoshi), de lignes et de trajectoires d'attaque (Hassuji), les déplacements de corps (Taï-sabaki) n'ont pas le même sens dès que les deux partenaires sont séparés par la distance des armes : la "mise en harmonie" est plus difficile qu'à mains nues. Le niveau de danger relatif est également plus élevé, appelant un plus haut degré de concentration, d'attention, de présence à l'autre et de sens du respect. Les armes exigent engagement véritable dans l'attaque, résolution dans la défense et par dessus tout une attention très soutenue. Enfin, la signification de certaines techniques à mains nues ne peut être véritablement saisie, en profondeur, que par l'expérience des armes.

    Le maniement fluide et précis du BOKEN et du JO s'obtient par la pratique d'exercices à caractère répétitif appelés SUBURI (coupes avec le BOKEN, frappes avec le JO, et coups d'estoc avec les deux). Les SUBURI se pratiquent en groupe, de façon rythmée, dans le cadre du Dojo, et peuvent également être pratiqués individuellement dans tout lieu approprié.

    Les deux armes ont donné naissance à des enchaînements-types à finalité mnémotechnique et que l'on peut pratiquer individuellement ou à deux : KUMI-JO, KATA, KUMI-TACHI. Les armes se pratiquent au mieux sur parquet, offrant une meilleure stabilité que sur les tatamis, et bien entendu, se prêtent parfaitement à la pratique en extérieur, à ciel ouvert : une prairie, une clairière en forêt sont des lieux propices pour l'entraînement aux armes.

    L'initiation au maniement du BOKEN dans le cadre de l'Aïkido passe par l'exécution répétitive d'exercices de dégainage, suivi d'une coupe et d'un rengainage du BOKEN dans la ceinture, effectués dans toutes les directions : il s'agit du BATTO-HO.

    Le TANTO est utilisé pour apprendre à désarmer un agresseur muni d'un couteau. Bien qu'effectuée à l'aide d'un substitut de bois, l'étude des techniques contre TANTO appelle également la prise de quelques précautions particulières.

    Dans tous les cas, les entraînements aux armes effectués en groupe dans les Dojos doivent être dirigés par des personnes suffisamment qualifiées.

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  • Les saisies

    de face ou de côté :
    - AI HANMI KATATE DORI : saisie du poignet de façon symétrique même garde (ex.main droite-main droite)
    - GYAKU HANMI KATATE DORI (KATATE DORI) : saisie du poignet, garde inverse (ex. main   droite-main gauche)
    - KATATE RYOTE DORI (MOROTE DORI) : saisie de l’avant bras à deux mains
    - RYOTE DORI : saisie des deux poignets
    - KATA DORI : saisie du Keiko-Gi au niveau de l'épaule (garde inverse)
    - SODE DORI : saisie du Keiko-Gi au niveau du coude (garde inverse)
    - RYO : indique que les 2 côtés sont saisis à la fois exemple RYO SODE DORI : saisie des deux coudes,etc.
    - MUNA DORI : saisie du Keiko-Gi au niveau du sternum
    « de dos » (ushiro) :
    - USHIRO ERI DORI : saisie du col de la veste par l’arrière
    - USHIRO RYOTE DORI : saisie des deux poignets
    - USHIRO RYO KATA DORI : saisie au niveau des deux épaules
    - USHIRO RYO SODE DORI : saisie au niveau des deux coudes
    - USHIRO RYO HIJI DORI : saisie au niveau des bras
    - USHIRO KATATE DORI KUBISHIME : saisie du poignet et du col de la veste en vue d'étranglement
    - HAGAÏJIME : saisie en «ceinture», à bras le corps

    Les frappes :

    - SHOMEN UCHI : frappe verticale sur le haut de la tête avec le tranchant de la main
    - YOKOMEN UCHI : coupe latérale avec le tranchant de la main au niveau de la tempe ou du cou
    - KATA DORI SHOMEN UCHI : saisie au niveau de l'épaule accompagnée de SHOMEN UCHI. - Variante :
    - KATA DORI MEN UCHI : coup au visage
    - MUNA DORI SHOMEN UCHI : saisie du revers de la veste, accompagnée de SHOMEN UCHI
    - TSUKI : coup de poing rentrant,3 hauteurs :
                                                 - JODAN TSUKI : au visage
                                                 - CHUDAN TSUKI : au plexus (niveau médian)
                                                 - GEDAN TSUKI : à l'abdomen (niveau bas)
    - MAE GERI : coup de pied rentrant,vers l'avant
    - MAE ERI DORI KUBISHIME : saisie à deux mains des revers de la veste en vue d'étranglement
     
    Les techniques

     Les projections (nage waza) :
     IRIMI NAGE (projection de base, en «entrant» dans l'attaque)
     SHIHO NAGE (projection par « coupe » dans les quatre directions)
     KAITEN NAGE :
            - UCHI KAITEN NAGE
            - SOTO KAITEN NAGE

     TENCHI NAGE (projection « Terre-Ciel »)
     KOSHI NAGE (projection autour des hanches)
     USHIRO KIRIOTOSHI (déséquilibre en passant dans le dos de l'adversaire)
     UDEKIME NAGE (HIJIKIME NAGE) (projection par levier sur le coude)
     AIKIOTOSHI (projection en ramassant les jambes)
     SUMIOTOSHI (projection sur le côté en bloquant la jambe)
     AIKI NAGE (projection en créant le vide sous l'attaque)
     KUBI NAGE (projection en saisissant la tête)
     KOKYU NAGE (projection « par le souffle »)
     
    Immobilisations (katame waza) :
    - IKKYO (1er enseignement)
    - NIKYO (2e enseignement)
    - SANKYO (3e enseignement)
    - YONKYO (4e enseignement)
    - GOKYO (5e enseignement) variante de Ikkyo (sur attaque au couteau)
    - HIJIKIME OSAE (blocage du coude) variante de Nikyo
    - UDE GARAMI

    Projections terminées en immobilisation
    s  (nage katame waza) :
     KOTEGAESHI (torsion du poignet)
     JUJIGARAMI (contrainte sur bras « croisés »)
     KOKYU NAGE projections « par le souffle »
     AIKI OTOSHI (saisie des jambes)
     TENCHI NAGE (projection « ciel-terre ») s’apparente à irimi, on « aspire » l’adversaire
     SUMI OTOSHI (variante de tenchi nage, une seule main, blocage du talon)
     
    Projections pouvant aussi se terminer par des contrôles
    :
    - IRIMI NAGE (projection en « rentrant dans le corps de l’autre »)
    - SHIHO NAGE (projection dans les 4 directions)
    - KAITEN NAGE (projection par rotation)
    - KOSHI NAGE (projection par les hanches)
    - UDE KIME NAGE (projection par contrainte sur le coude)
     

    Vocabulaire de base de l’Aïkido

    AÏ : harmonie
    KI : énergie
    DO : voie

    Cérémonial :

    DOJO : …………………………………….lieu de la voie
    SENSEI : …………………………………professeur
    ZAREI : ……………………………………salut assis
    RITSUREI : ……………………………salut debout
    AÏTE : ………………………………………partenaire adversaire
    TORI : …………………………………….celui qui fait la technique
    SEMPAÏ : …………………………………ancien
    KAMIZA : ……………………………….mur d’honneur
    TOKONOMA : …………………………portrait surélevé de Ô Sensei


    Outils et objets utilisés dans la pratique
    :
           
    KATANA : ………………………………sabre
    BOKKEN : ……………………………….sabre en bois
    JO : ………………………………………….bâton
    TANTO : ………………………………….couteau
    AÏKIDOGI : …………………………….tenue d’aïkido
    HAKAMA :…………………………………jupe-culotte
    OBI : ………………………………………..ceinture
    ZOORI : ……………………………………sandales                             

    Pratique :

    SEIZA : …………………………………….posture assise
    MUKSO : …………………………………..concentration
    AÏKI TAISO : ………………………….préparation
    SHIZEI : ……………………………………posture
    MAWAI : ………………………………….notion d’espace-temps
    WAZA : …………………………………….technique
    SUWARI : …………………………………à genoux
    TACHI : …………………………………….debout
    HANMI HANTACHI : ……………l’un debout, l’autre debout
    AI HANMI : …………………………….position identique
    GYAKU HANMI : …………………….position inverse
    HANMI : …………………………………..position de profil, présentant un demi du corps
    MIGI : ……………………………………...droite
    HIDARI : …………………………………..gauche
    OMOTE : …………………………………..de face
    URA : ……………………………………....dos, face cachée
    MAE UKEMI : …………………………..chute avant
    USHIRO UKEMI : …………………….chute arrière

    Modes d’attaques :

    DORI : …………………………………….saisie
    KATATE : ………………………………avant bras, poignets
    TE : ………………………………………..main
    KATA : ……………………………………épaule
    TSUDE : …………………………………manche au niveau du coude
    HIDJI : ………………………………….coude
    MUNE : ……………………………………revers de la veste
    KUBE SHIME : ………………………étranglement
    RYOTE : ………………………………….deux mains
    RYO KATATE : ………………………deux poignets
    RYO KATA : ……………………………deux épaules
    ATEMI : ………………………………….coup  
    TSUKI : ………………………………….coup de poing
    SHO : ……………………………………..début
    MEN : ……………………………………..tête
    MAE GERI : ……………………………coup de pied droit

    Techniques :

    IKKYO : …………………………………..1er enseignement
    NIKKYO : …………………………………2e enseignement
    SANKYO : ……………………………….3e enseignement
    YONKYO : ……………………………….4e enseignement
    GOKYO : ………………………………….5e enseignement
    NAGE : …………………………………….projection
    KO : ………………………………………...expiration
    KYU : ……………………………………...inspiration
    UCHI : …………………………………….intérieur
    SOTO : …………………………………….extérieur
    KAITEN : …………………………………circulaire
    KOSCHI : …………………………………hanche
    TEN : ……………………………………….ciel
    CHI : ……………………………………….terre
    KOTE : …………………………………….poignet (articulation)
    GAESHI : ……………………………….enrouler
    SHI HO : …………………………………4 directions
    IRI : ………………………………………..entrer

    MI : ………………………………………...corps

    Nombres
    :

    1 : ICHI
    2 : NI
    3 : SAN
    4 : SHI
    5 : GO
    6 : ROKU
    7 : SICHI
    8 : HACHI
    9 : KYU
    10 : JY

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